Smartphone : la perversité de l’utilité

Sujet épineux qu’est celui de la relation big data/smartphone, dans le traitement de données réalisé via ces mobiles analytic par les constructeurs d’application ou encore les opérateurs.

75% de la population mondiale utilise aujourd’hui un smartphone. Loin de nous le Nokia 3310 et son célèbre Snack. Ce dispositif intelligent ayant pour ancêtre le téléphone portable, s’accompagne d’applications de plus en plus nombreuses, parfois divertissantes, parfois pratiques.

Mais à qui profite avant tout l’enrichissement permanent du smartphone? D‘un côté, il y a évidemment l’utilité propre du mobile et de ses applications qui profite à son utilisateur, de l’autre, aux organisations et marketeurs à travers la commercialisation des données personnelles. On parle désormais de « raw- data »  pour décrire ce type d’information collectée en format brut. Mines d’or que ces données liées au comportement des individus dans un monde ultra rationalisé.

D’après Elie Girard, Directeur de la Stratégie et du Développement chez Orange, « les Télécoms sont dans une position particulièrement avantageuse pour tirer parti du Big Data, qui leur offre des opportunités de refondre leur approche de la relation client, de générer de nouveaux services et de maîtriser leurs coûts. »

Outre l’utilisation propre des données en interne, les GAFA se tournent depuis quelques années vers la revente de ces gros volumes de données (anonymisées?). De nouveaux marchés se construisent, comme celui de fournisseurs de données. Chez nos voisins britanniques, déjà des regroupements se créent afin de vendre les données de leurs utilisateurs. Double conséquence donc avec, à la fois un profit sur l’utilisation directe de ces informations liées à l’utilisateur, mais également une valeur marchande à travers la revente.

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